Les «contrôleurs d’élite» peuvent fournir des indices pour la guérison du VIH

« Les scientifiques ont découvert le mécanisme génétique qui semblait avoir conduit deux hommes infectés par le VIH à faire l’expérience d’un » remède spontané « , rapporte le Mail Online cialis générique.

Les hommes sont ce que l’on appelle des «contrôleurs d’élite»: les gens pensaient avoir un haut niveau d’immunité contre le virus, car ils ne développent aucun symptôme de VIH, même s’ils ne sont pas traités.

Les deux hommes n’avaient aucune trace de VIH dans les tests sanguins normalement utilisés pour détecter le virus, mais avaient le virus dans leur ADN. Cette étude a révélé qu’il y avait eu une mutation dans le virus, ce qui signifie qu’il était incapable de se répliquer. Cette mutation pourrait avoir été causée par l’augmentation d’une enzyme appelée APOBEC, qui est habituellement inhibée par l’infection par le VIH.

Le traitement actuel du VIH consiste à prendre des médicaments antiviraux pour minimiser la propagation du virus (charge virale), de sorte qu’il ne provoque aucun symptôme. Ce régime de traitement a été remarquablement réussi – l’une des grandes réalisations de la médecine moderne. Cependant, l’inconvénient majeur est que la personne doit prendre des médicaments tous les jours. Cette recherche peut offrir la possibilité de modifier le virus VIH, le rendant inoffensif – réalisant ainsi, à toutes fins utiles, un traitement complet.

Les chercheurs souhaitent maintenant déterminer si cette même mutation est présente chez d’autres personnes qui semblent avoir une immunité contre l’infection par le VIH.

D’où vient l’histoire?

L’étude a été réalisée par des chercheurs de l’Université d’Aix-Marseille, des hôpitaux de Marseille, de l’Université de Paris Est et du Vaccine Research Institute de Créteil. L’étude aurait été financée en interne et les auteurs n’ont déclaré aucun conflit d’intérêt.

L’étude a été publiée dans la revue médicale à comité de lecture Clinical Microbiology and Infection.

Les rapports de Mail Online sur l’étude étaient précis et ont fourni des informations utiles aux auteurs de l’étude.

De quel type de recherche s’aggissait-t-il?

Il s’agissait d’une étude de cas de deux personnes séropositives, mais sans symptômes. Ces personnes sont connues comme des «contrôleurs d’élite» car elles semblent avoir une immunité innée contre l’infection.

Il est difficile d’estimer exactement comment les contrôleurs d’élite sont communs car, de par leur nature même, ils restent exempts de symptômes, ils ne sont donc souvent pas diagnostiqués. En général, ils n’apparaissent que si un partenaire sexuel ou un autre usager de drogue contracte le VIH. La meilleure estimation actuelle est que moins de 1 sur 100 personnes ont cette immunité.

Les chercheurs ont cherché à étudier la réponse immunitaire de ces deux contrôleurs d’élite à l’infection par le VIH, afin de comprendre pourquoi ils ont été asymptomatiques.

Qu’est-ce que la recherche implique?

Les chercheurs ont étudié l’ADN de deux hommes qui avaient été diagnostiqués séropositifs en 1985 et 2011, mais qui n’avaient pas de maladie liée au VIH ni de détection du VIH dans le sang après avoir effectué des tests de routine.

Ils ont effectué des tests en laboratoire pour étudier comment le VIH avait été incorporé dans l’ADN hôte sans qu’il se réplique. Ils ont également examiné la réponse immunitaire de l’individu au VIH.

Quels ont été les résultats de base?

Les virus isolés des deux hommes étaient inactifs, ce qui signifie qu’ils ne pouvaient pas se propager dans les corps des hommes, causant des maladies. Cela était dû à une modification du code génétique du virus, qui l’empêchait de se répliquer. Pour les généticiens, il s’agissait de nombreuses transformations des codons tryptophanes en codons d’arrêt.

Cette transformation provoque des problèmes pour le virus, car il ne peut pas faire les protéines dont il a besoin correctement. Une enzyme spécifique appelée APOBEC apporte ce changement, et cette enzyme est habituellement inhibée par l’infection par le VIH.

Les chercheurs ont spéculé que, chez ces personnes, APOBEC aurait pu être stimulé lors de leur première infection.

Comment les chercheurs ont-ils interprété les résultats?

Les chercheurs ont conclu que leurs résultats, qui justifient une confirmation supplémentaire, constituent une première étape dans la compréhension de la résistance aux rétrovirus. Ils peuvent nous permettre de comprendre l’endogénisation [développement interne] des rétrovirus et détecter les patients résistants, ainsi que d’initier des stratégies d’imitation de ces patients pour guérir ou prévenir le sida « . En d’autres termes, ils proposent une nouvelle stratégie pour les traitements contre le VIH qui ne nécessite pas l’éradication complète du virus; au lieu de cela, il permet l’incorporation du virus dans l’ADN, mais en l’inactivant. C’est une nouvelle façon de penser.

Conclusion

Cette recherche intéressante a trouvé une raison probable de l’immunité apparente de deux hommes à l’infection par le VIH. C’était à travers une transformation d’un acide aminé dans le code génétique du virus qui l’empêche de se répliquer. Les chercheurs souhaitent maintenant reproduire leurs résultats en examinant des échantillons d’autres personnes qui semblent résister à l’infection par le VIH. La prochaine étape dans la recherche d’un remède serait de déterminer comment reproduire ce changement génétique dans les acides aminés chez les personnes sans résistance naturelle.

Les résultats de l’étude n’ont pas d’implications thérapeutiques immédiates, mais améliorent la compréhension du virus et de la maladie, ce qui pourrait contribuer au développement de futurs traitements.

Bien que le traitement antiviral actuel soit efficace, il oblige généralement une personne à prendre des médicaments pour le reste de sa vie, ce qui peut parfois entraîner des effets secondaires désagréables.

Par conséquent, un médicament qui pourrait guérir complètement en empêchant la réplication du virus VIH aurait un impact positif significatif sur les personnes vivant avec le VIH.