La pauvreté de l’attente

Mon père a fait faillite en 1972. Les temps étaient différents alors et la banqueroute personnelle n’était ni banale ni simple inconvénient social. Ma famille a été envoyée tomber dans un abîme financier noir. Nous sommes tombés, mais plutôt que d’atteindre le fond, nous avons été pris dans un filet de sécurité. Cela m’a éduqué, nourri, habillé, logé, payé pour mes études universitaires et soutenu mes études. Une dette de gratitude envers la société vit avec moi tous les jours. Il n’y a rien que je ne ferais pas pour protéger notre état providence &#x02014, pour moi c’est ce qui passe comme ma foi. La réforme de l’aide sociale est de retour sur l’ordre du jour. Les opinions retranchées ont déjà commencé à se pilonner les uns les autres avec des insultes. Ce n’est pas nouveau. Comme une offensive russe tout va bien dans l’été de la planification. Mais alors l’hiver de la mise en œuvre s’installe, et les meilleures intentions se figent dans la bureaucratie et les litiges. L’attrition conduit à une retraite forcée humiliante et à la perte des ministres, et les frontières restent les mêmes. Quand j’ai commencé comme médecin généraliste, j’ai essayé de limiter la certification médicale. Mais cela a compromis ma relation avec les patients, qui m’ont simplement évité. Je me suis finalement résigné à signer des contrats, même s’ils étaient capables de travailler. J’ai rationalisé le fait que je n’étais pas un instrument du système de prestations et que je n’avais ni les ressources ni l’équipement nécessaires pour indemniser la police. Actuellement, quelque 2,7 millions de personnes demandent des indemnités d’incapacité. La réforme de l’aide sociale est donc importante et attendue depuis longtemps. Ce n’est pas un débat économique, mais fondamentalement un problème médico-social. Pour l’incapacité, l’avantage est un ingrédient clé dans la speedball qui est la privation sociale et tous ses malheurs associés. Ces paiements sont devenus le chef de la perte morale de notre société, ce qui nous permet, avec des revenus élevés, de nous décharger de toute responsabilité sans coût ni conséquence réels. Un simple sop à l’inclusion sociale et une société bienveillante. Nous pourrions tous détester le travail parfois, couché sous nos couettes, comment nous pouvons utiliser nos connaissances médicales pour simuler le genre de maladie qui entraîne la retraite anticipée. Mais nous nous levons et allons. C’est la corvée du travail qui donne à nos vies la forme, la routine, la camaraderie, mais surtout un but. Le travail et la routine sont l’élixir d’une vie heureuse et heureuse. Je vois des générations de familles pauvres qui n’ont jamais travaillé.Leur privation matérielle pâlit en comparaison de la pauvreté absolue de l’attente qui les tue. Ils sont désarticulés de la société au sens large et pris au piège d’un cycle de prestations de subsistance caché et oublié. L’État providence échoue à nos populations les plus démunies et doit être réformé pour la santé de notre nation. Nous devons remettre les gens au travail en utilisant à la fois des incitations mais aussi des sanctions. Les médecins peuvent jouer un rôle important mais doivent être prêts à se réchauffer contre le vent qui soufflera sûrement.